 Galère à voiles alla trina |
Les hostilités devaient continuer des siècles durant contre les Arabes puis contre les Turcs. Mais les révolutions et les luttes intestines affaiblissaient sans cesse Byzance, et sa marine périclitait. Par ailleurs, les cités maritimes d'Italie, de Provence et de Catalogne, dont le commerce était en plein développement, durent constituer des escadres de guerre pour se protéger contre leurs rivales et contre les corsaires barbaresques. Au début, les unités de ces escadres furent copiées sur le plus petit modèle byzantin, d'où leur nom de « galées ».
Elles grandirent peu à peu, à mesure qu'augmentaient la richesse et la population des cités-Etats. Mais, dès le Xe siècle, la voile carrée était remplacée par la voile
alla trina (c'est-à-dire triangulaire), altérée par la suite en « voile latine » (alors qu'elle est d'origine arabe).
La plupart de ces galères étaient des birèmes, sur lesquelles le décalage de hauteur entre les deux rangées était très faible. Mais les luttes pour l'hégémonie maritime devenant de plus en plus âpres entre Gênes et Pise, puis entre Gênes et l'Aragon et enfin entre Gênes et Venise, on en arriva à la trirème, non sans difficultés.